En 2026, les logements éligibles au PTZ sont : les appartements neufs et les maisons neuves dans toutes les zones (A bis, A, B1, B2, C) ; les logements anciens situés en zone B2 ou C si les travaux représentent au moins 25 % du coût total ; et les logements sociaux vendus à leurs occupants, dans toutes les zones. Ce périmètre s’applique aux offres de prêt émises depuis le 1er avril 2025.
Le tableau des logements éligibles au PTZ
| Logement | Zones | Quotité selon la tranche (1 / 2 / 3 / 4) | Remarque |
|---|---|---|---|
| Appartement neuf (immeuble collectif) | Toutes | 50 % / 40 % / 40 % / 20 % | Le cas le plus favorable |
| Maison individuelle neuve | Toutes | 30 % / 20 % / 20 % / 10 % | Ouverte à toutes les zones depuis avril 2025 |
| Logement ancien avec travaux | B2 et C | 50 % / 40 % / 40 % / 20 % | Travaux ≥ 25 % du coût total |
| Logement social acheté par son occupant | Toutes | 20 % | Vente par un organisme HLM |
Le neuf : appartements et maisons, partout
Ce qui compte comme « neuf »
Le PTZ retient une définition large du logement neuf :
- l’achat sur plan, en vente en l’état futur d’achèvement (VEFA) ;
- la construction d’une maison, avec ou sans achat du terrain ;
- l’achat d’un logement achevé depuis moins de cinq ans et jamais occupé ;
- la transformation d’un local non destiné à l’habitation (bureau, commerce, grange) en logement.
Appartement ou maison : la différence est dans la quotité
Depuis la réforme d’avril 2025, l’appartement neuf et la maison neuve sont tous deux finançables dans les cinq zones. La différence tient à la part du prix financée : elle est plus forte en immeuble collectif (jusqu’à 50 %) qu’en maison individuelle (jusqu’à 30 %). À revenus et prix identiques, l’écart peut être important :
| Couple, zone B1, revenu fiscal 45 000 €, prix 240 000 € | Appartement neuf | Maison neuve |
|---|---|---|
| Tranche | 3 | 3 |
| Coût retenu | 202 500 € | 202 500 € |
| Quotité | 40 % | 20 % |
| PTZ indicatif | 81 000 € | 40 500 € |
Un logement neuf jusqu’à quel prix ?
Il n’existe pas de prix maximal : un logement plus cher que le plafond de coût reste finançable, mais le PTZ est calculé sur le plafond. En revanche, la règle du prix ÷ 9 peut exclure les projets trop chers par rapport au plafond de ressources : un projet à 450 000 € donne un revenu retenu d’au moins 50 000 €. C’est pour cela que notre catalogue de logements neufs se concentre sur les appartements jusqu’à 400 000 €, la zone où le PTZ joue réellement.
L’ancien : seulement en zone B2 ou C, et avec des travaux
Le PTZ ancien a été pensé pour redonner vie aux logements vacants des villes moyennes et des territoires détendus. D’où deux conditions cumulatives :
- le logement doit se trouver dans une commune classée B2 ou C ;
- les travaux d’amélioration doivent représenter au moins 25 % du coût total de l’opération.
Le coût total s’entend achat plus travaux. Exemple : pour 160 000 € d’achat, il faut au moins 53 334 € de travaux (53 334 ÷ 213 334 = 25 %). Les travaux doivent être réalisés dans un délai encadré et justifiés par des factures.
Paris, Lyon, Bordeaux ou Lille étant classées en zone A ou A bis, un appartement ancien y est exclu, même avec une rénovation lourde. Vérifiez la zone exacte de la commune sur notre page zone PTZ.
Le logement social vendu à son occupant
Les organismes HLM peuvent vendre des logements de leur parc, en priorité à leurs locataires. Dans ce cas, le PTZ est possible dans toutes les zones, avec une quotité de 20 % du coût retenu, quelle que soit la tranche.
Les autres formes d’accession
Certaines formules d’accession aidée obéissent à des règles particulières :
- le bail réel solidaire (BRS), où l’on achète le bâti et loue le terrain à un organisme foncier solidaire ;
- la location-accession (PSLA), où l’on est d’abord locataire avant de lever l’option d’achat.
Le PTZ peut intervenir dans ces opérations, avec des modalités propres. Interrogez la banque et l’organisme vendeur : ce sont eux qui connaissent le montage exact de l’opération.
Les logements qui ne sont pas finançables
- un logement ancien sans travaux, ou avec moins de 25 % de travaux ;
- un logement ancien en zone A bis, A ou B1 ;
- tout logement destiné à la location ou à servir de résidence secondaire ;
- l’achat de parts de SCI ou un achat par une société.
Et ensuite ?
Le type de logement n’est qu’une des six conditions. Le guide des conditions du PTZ récapitule les autres, et le test d’éligibilité commence justement par la question du logement : il adapte la suite (zone, travaux) à votre réponse.